C'est une explosion, le 13 novembre dans une usine de PetroChina à Jilin, à 380 kilomètres en amont de Harbin, qui a provoqué la pollution du fleuve Songhua . Dans les rues ensoleillées du vieux centre de Harbin, métropole de Mandchourie dont le passé russe a laissé quelques traces dans l'architecture, les gens vaquent à leurs occupations. Les écoles ont été fermées. La rivière Songhua à cet endroit est en grande partie gelée — il fait moins 5°C. Bien que la nappe de produits toxiques, qui fait 80 km de long, soit toujours en train de traverser la ville, elle est ici invisible, et il n'y a pas d'odeur. Même aux endroits où le courant est assez fort, il est difficile de distinguer à l'oeil nu la pollution. Les habitants de Harbin semblent donc pour l'instant s'accommoder du manque d'eau, censé ne durer que quatre jours. Le froid aurait toutefois pour conséquence de ralentir le passage de la nappe. Les autorités locales ont tout fait pour rassurer la population, en acheminant des stocks d'eau et en organisant des forages pour accéder à des nappes phréatiques souterraines.

La nappe de benzène déversée dans fleuve Songhua, dans le nord-est de la Chine, pourrait représenter une menace à long terme pour la santé humaine.

Source:Lemonde